AtMOsphères AMO

Diagnostic social 2017 (Archive)

Introduction

Les travailleurs des trois AMO de Schaerbeek se sont rencontrés à deux reprises pour choisir les thématiques prioritaires et les développer. Une fois ensemble et une fois en sous groupe par terrain d’action.

Les terrains d’action mis en évidence sont l’école, les MENA, les 18-25 ans et le soutien à la parentalité.

Pour chacun des terrains d’action nous avons repris les thématiques qui ressortaient de notre diagnostic précédent : les limites du travail social en AMO et les difficultés de construction identitaire des jeunes et nous les avons croisés avec les actions en cours.

Les limites du travail social en AMO : recherche de nouveaux partenariats

Les constats des trois AMO vont dans le même sens sur tous les terrains d’action. Pour beaucoup de jeunes, et même de jeunes adultes, l’AMO devient le refuge, le dernier endroit où on peut se poser après toutes les exclusions. Il est devenu compliqué d’expliquer le cadre dans lequel travaille l’AMO.

Face à cette situation les AMO initient des projets en partenariat avec les institutions d’insertion et les écoles (FSE AJ-enseignement). Ces projets qui visent l’insertion socioprofessionnelle et l’inclusion scolaire restent fragiles par la conditionnalité des moyens qui leur sont octroyés (par exemple de  la conditionnalité du projet Solidarcité1030 aux moyens FSE à AMOS).

Lorsque nos interventions en école sont soutenues de l’intérieur par les CPMS, les directions et les enseignants, elles permettent le développement de réels projets de changement. Pourtant ces progrès restentconditionnés à des projets ponctuels. Nous ne constatons pas de changement systémique à une plus large échelle.

La construction identitaire difficile : recherche d’alliés pour l’éducation à la mixité culturelle et sociale.

Les imaginairesdes jeunes semblent s’inscrire de plus en plus dans des bulles particulières, ce phénomène étant encouragé par l’utilisation de moyens de communication qui renforcent l’enfermement par leur fonctionnement (« j’aime ce que mes ami(e)s aiment, je fais mes choix en fonction du nombre de like..)

Exemple de constat 

Nouveaux repères identitaires chez les jeunes. Banalisation de la violence entre les jeunes.

Constats :

Lors du travail de rue, un éducateur constate une nouvelle distance avec les jeunes préados. Les codes et les repères sont différents. Ils s’identifient à de nouveaux groupes de RAP, aux textes à la fois vides et très violents.

Auparavant les jeunes de cet âge n’avaient pas accès à cette culture underground, mais avec les smart-phone ils ont directement accès à des textes hyper-violents qui leur arrivent sans qu’ils l’aient cherché ni voulu. La culture RAP elle-même devient un simple moyen d’accès au monde capitaliste au-delà de l’expression de soi qui était valorisée au départ comme rébellion face au système.

Les enfants s’identifient à cette nouvelle culture nihiliste-capitalistique à l’intérieur de laquelle ce qui est intéressant c’est de consommer, d’avoir de l’argent de manière légale ou illégale. Ils se construisent un capital symbolique de « kaïra » à l’école. L’important c’est de « dire des choses que les autres n’ont pas envie d’entendre », de choquer. On choisit la musique en fonction du nombre de « vu » sur « you tube ».

Sources : travail de rue

Interprétations du groupe:

Ces phénomènes existaient avant mais ce qui est nouveau c’est la jeunesse des enfants qui s’identifient à la violence. Le fait que la violence soit considérée comme une valeur positive. Les valeurs de la rue se dégradent, les notions de respect, de solidarité disparaissent. Vendre de la beu pour nourrir la famille est devenu acceptable. Les enfants eux-mêmes disent « ça me psychose », ils réalisent qu’ils sont enfermés dans leurs mondes. Le monde de la famille et celui de la rue sont difficilement en relation.

Lire à ce propos « Cyberdépendance et autres croquemitaines » de Pascal Minotte, yapaka.be

Il est important que les éducateurs eux-mêmes, les parents et les enfants apprennent à décoder cette violence présente dans l’environnement immédiat qu’elle soit dans le mieux de vie ou sur les médias.

Pistes de solution :

  • quitter la posture consommateur pour devenir acteur (ateliers video)
  • initier à la culture hip hop de manière plus large
  • initier aux différentes techniques du hip hop (break dance, rap, graffiti, dj scratch)
  • organiser des fêtes de rue qu’on construit à partir de l’imaginaire des enfants
  • sortir du quartier, aller visiter des expos, des spectacles, vivre de nouvelles expériences.
  • amener les enfants à s’exprimer à l’intérieur de cadres sécurisés(conseils, ateliers): dans un cadre sécurisé on peut aborder beaucoup de sujets. Les ados et les enfants s’expriment à propos des inégalités, des violences qu’ils subissent à l’école, en famille dans les rapports interculturels et les rapports de genre, des questions qu’ils se posent.

La plupart de ces propositions sont mises en œuvre dans les AMO et les maisons de jeunes mais l’initiation à la culture populaire ainsi qu’à la pratique de l’expression de soi reste insuffisamment pratiquée et reconnue dans le monde scolaire, par exemple. AMOS a développé un projet Arts et Paroles dans une école du quartier afin de soutenir l’expression des élèves qui fréquentent les écoles du quartier à l’intérieur et dans l’environnement de l’école ainsi que leur accrochage scolaire.

Conclusion de cette première approche :

  • nous n’avons donc pas développés de nouveaux constats mais plutôt constaté le renforcement des anciens.
  • Nous avons aussi évalué nos actions en rapport avec ces constats.

Terrain d’action 1 : l’école

En ce qui concerne l’évaluation des  actions menées dans le cadre des écoles de devoirs mise en place par AMOS, AtMOsphères et la Gerbe AMO voici une liste des constats que nous pouvons faire :

Les trois AMOs se retrouvent sur le fait :

  • que les projets d’EDD rencontrent une demande en constante croissance et que l’offre est à la limite de la saturation. Notamment les enfants qui relèvent de l’enseignement spécial sont sur représentés à AMOS, ainsi que les enfants primo-arrivants.
  • qu’il y a un réel soulagement des enfants, adolescents et parents d’avoir une réponse face aux difficultés scolaires.
  • que le décret Nollet sur les travaux à domicile n’est pas ou peu respecté.
  • que la demande de soutien scolaire pour le primaire touche essentiellement les mathématiques. Atmosphère constate que les demandes qui leurs parviennent sont plus axées sur le français. Pour le secondaire, la demande concerne plus les matières scientifiques. Pour certains jeunes qui fréquentent le service de la Gerbe AMO, s’ils n’avaient pas pu trouver de l’aide pour les sciences, il y a une grande probabilité qu’ils se trouvent en échec et donc réorientés.
  • Le CEB fait ressortir les lacunes de fin de primaire, surtout au niveau de la maîtrise de la langue française (difficultés de la compréhension des matières et des consignes).
  • que le passage du primaire au secondaire est problématique surtout par rapport au manque de méthode de travail.
  • Les travailleurs se questionne sur l’intérêt des « cours de Rien », n’y aurait-il pas une réelle nécessité de proposer des cours de méthode de travail, plutôt que des cours de « rien »?
  • L’importance de la question des exclusions scolaire sur le parcours des jeunes.

Malgré une offre saturée pour les écoles de devoirs en rapport avec le primaire et au contraire une offre restreinte pour les écoles de devoirs en rapport avec le secondaire, nous constatonsque les AMOs sont trop souvent les pompiers de services dans la problématique de l’entraide scolaire. La Gerbe AMO constate égalementque les adolescents qui fréquentent l’école des devoirs secondaire c’est pour du sauvetage permanent plutôt que de la prévention face aux difficultés scolaires.

« Ça coûte pas cher d’aller à l’école des devoirs par rapport au coût d’une année scolaire ratée ».

Les trois services sont d’accord sur la nécessité de continuer cette action car elle reste un lieu où les jeunes peuvent respirer, souffler, travailler dans le calme et surtout raccrocher dans le désir d’apprendre.

Toutefois des questions restent en suspens :

  • Les parents deviendraient-ils plus sensibles à la pression de l’école ? car de manière générale, nous recensons beaucoup de nouvelles demandes en janvier après le premier bulletin scolaire.
  • La gratuité de ce projet n’aurait-il pas un effet pervers ? celui d’être un peu trop facilement assimilé par les parents à une garderie ?
  • AMOS et AtMOsphères se demandent comment peuvent-ils mettre en place un projet adapté pour les jeunes du secondaire ? Car ils ont beaucoup de demandes pour le primaire mais il n’y a malheureusement pas de continuité pour le secondaire, notamment en soutien du passage primaire/secondaire.
  • Comment mettre en place un projet qui fonctionne au niveau de l’accueil des enfants, du personnel qui doit s’impliquer, de l’aménagement des locaux …? afin de trouver des balises qui permettent de mettre un cadre rassurant, cohérant et structurant pour les enfants, les adolescents, les parents mais aussi les travailleurs.
  • Et enfin comment améliorer la collaboration, le contact avec les écoles et les parents?

Nous nous interrogeons sur la connaissance que les écoles ont du tissu associatif qui les entoure et surtout de la connaissance par les enseignants et les institutions scolaires des AMOs de manière plus général. Dans  le but de mieux se faire connaître, les trois AMO participent cette année au parcours orientant pour les élèves de 2è secondaire organisé par le service DECLIC de la commune. Deux AMO prévoient également de participer à la rentrée du premier degré dans une école secondaire voisine.

Dans le but d’améliorer les liens parents-enfants-école, AMOS organise une action de prévention généraledepuis 3 ans avec un collectif local, appelé Ado-quartier. Plusieurs rencontres ont été organisées avec les travailleurs dans l’environnement de l’école, les travailleurs dans l’école, les jeunes et les parents du quartier sur ce thème. Cette action est soutenuepar un projet FSE accro-jump à l’école Sainte Marie la Sagesse en collaboration avec les PMS, l’AMO AtMOsphères et le service communal de prévention Déclic, en soutien aux enseignants du premier degré.

Ce projet de prévention générale se termine en mai 2017 par l’organisation d’un débat citoyen : « L’école, des places à prendre ».Le projet FSE accro-jump « Arts et paroles » prolongera cette action dans deux établissements du quartier jusqu’en fin 2017.Ces projets sont en cours d’évaluation.

Les 3 AMO’s participe également à des projets tel que « la rentrée faut y penser » ou encore « le Collectif Marguerite ».  L’objectif de ces groupes est de sensibiliser un maximum le public, les travailleurs de terrain ou encore le monde politique aux difficultés qui naissent à l’école.

Enfin, AtMOsphères participe depuis plus de 6 ans à un groupe de travail composé du Délégué Général aux droit de l’enfant, du mouvement socio-pédagogique Changement pour l’égalité, de l’Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse, de la Jeunesse et de l’Aide à la jeunesse.  L’objectif de ce groupe a été double.  Premièrement, il a consisté à sensibiliser le monde politique aux conséquences de l’exclusion scolaire définitive sur le parcours du jeune et deuxièmement à leur soumettre toute une série de recommandations.

Ce travail de recommandations a d’ailleurs permis que cette question soit mentionnée dans l’accord du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2014-2019 afin que la procédure d’exclusion soit revue dans le respect des enfants et des familles et qu’un recours externe soit organisé.

Il est également intéressant de signaler que  l’Union Francophone des Associations de Parents de l’Enseignement catholique (UFAPEC) et la Fédération des Associations de Parents de l’Enseignement Officiel sont venus également soutenir notre travail.

Terrain d’action 2 : les MENA

Les AMO Amos et AtMOsphères se sont réunies afin de travailler en commun les problématiques liées aux MENA. L’AMO AtMOsphères est en contact avec les MENA via un travail de rue autour notamment de la gare du nord à Schaerbeek et l’AMO AMOS via un travail communautaire dans le cadre d’un projet FSE lié à l’accrochage scolaire de ces MENA.

AMOS

Constats :

Si les MENA (mineur  étranger non accompagné) ne s’orientent plus ou ne sont plus orientés vers les services AMO, ils sont pourtant toujours bien présents sur le sol belge. Lorsque nos travailleurs se promènent dans le quartier, ils rencontrent encore des MENA mais lorsqu’ils leur proposent de se présenter dans nos services, les MENA ne suivent pas. Une des explications souvent amenée par les jeunes MENA est qu’ils ne souhaitent  pas rester en Belgique. Pour eux, ils sont ici en transit. Leur destination finale est dans bons nombres de cas l’Angleterre. Nous constations ici les mêmes effets de la politique d’exclusion menée par les pouvoirs publics que sur le public belge en recherche d’insertion : la désaffiliation sociale, la méfiance vis-à-vis des services sociaux, l’exclusion scolaire.

Par contre, ce que nous observons est que dans un certains nombres de cas, ce transit perdure dans le temps. Période durant laquelle les MENA risquent d’être confrontés à d’innombrables situations dangereuses pour eux : la traite des êtres humains, la faim, le froid, le vol,…

Dans le cadre des suivis individuels l’AMO accompagne une jeune adulte en attente de papiers depuis sa majorité, qui réussit néanmoins à poursuivre sa scolarité et bénéficie d’une aide sociale.

Action pratique :

En 2015, dans le cadre d’un projet FSE (fond social européen) Amos s’est associée à plusieurs partenaires autour du thème « accrochage scolaire des MENA et anciens MENA ». En effet pour ces jeunes la scolarisation est essentielle.

Les partenaires :

  • Mentor jeunes asbl
  • La commission zonale de l’alternance
  • Le CEFA d’Ixelles-Schaerbeek
  • Le CPMS Bruxelles sud
  • L’institut Cardinal Mercier

Le projet vise à développer l’accompagnement des MENA et anciens MENA qui s’autonomisent.

L’objectif est de faciliter l’accrochage scolaire et formatif des MENA et d’élargir leur champ des possibles en travaillent sur leurs perspectives d’avenir. Les MENA ont besoin d’une aide multidimensionnelle. En arrivant en Belgique, les jeunes n’ont souvent pas d’idée bien définie ou réaliste de leur avenir. La plupart ont connu un parcours scolaire chaotique. De plus, la maîtrise du français et des nouvelles technologies sont souvent insuffisantes.

Objectifs poursuivis :

  • Faciliter l’accrochage scolaire et socioprofessionnel des jeunes MENA
  • Faciliter l’information et l’orientation vers les structures adaptées
  • Développer plus de relais au sein des écoles et des CEFA
  • Outiller les enseignants et le secteur associatif pour l’accompagnement des MENA et anciens MENA
  • Valoriser les compétences des jeunes, redonner du sens à leurs aspirations, ouvrir des perspectives, proposer des leviers à leurs projets.

Nombreuses sont les difficultés auxquelles sont confrontées les MENA :

  • Séparation d’avec leur famille et leur milieu d’origine
  • Problématiques liées à l’adolescence
  • Problématiques liées à l’exil ainsi qu’à la nécessité de trouver leur place dans la société belge
  • Lorsqu’ils atteignent 18 ans difficultés relatives à la transition de la minorité vers la majorité
  • Difficultés pour certains liés à leur statut de jeunes parents.

Notre réflexion se concentre principalement sur l’accessibilité de l’enseignement  aux MENA et particulièrement sur  l’enseignement en alternance. L’AMOAMOS coordonne les aspects partenariaux du projet afin de mettre Mentor jeunes en lien avec  des partenaires intéressants pour le projet : coordination des CEFA, conseil zonal, labos compétences, conseil d’arrondissement, plateforme intersectorielle de l’aide à la jeunesse et de dégager des pistes de travail transversales….

Les principales  difficultés rencontrées par les MENA lors de leur inscription dans un CEFA :

  • Avant leur arrivée en Belgique, les MENA ont pour la plupart connu un parcours scolaire chaotique qui ne leur a pas permis d’asseoir des bases scolaires suffisamment solides.
  • Les MENA ont acquis des connaissances pratiques dans certains secteurs soit dans le pays d’origine soit sur le chemin de l’exil mais sans certification officielle.
  • Leur faible connaissance du français est également un obstacle lors de l’inscription en école. L’école craignant que le jeune ne maîtrise pas suffisamment les termes techniques de la formation et que cela l’empêche de trouver un patron prêt à l’accompagner.
  • Le MENA majeur doit, lors de l’inscription en CEFA, déjà avoir trouvé un lieu de stage. Ce qui est très difficile pour un jeune qui ne maitrise pas encore l’environnement dans lequel il vient d’arriver.

èNotre travail en tant que service  AMO  en collaboration avec notre partenaire Mentor jeune est de continuer à témoigner de ce que nous observons chez les jeunes MENA et anciens MENA, des étapes par lesquelles ils doivent passer avant de remplir toutes les exigences qui sont attendues d’eux. L’idée est d’amener nos partenaires scolaires à comprendre qui sont les MENA, quel est leur parcours et quelles sont leurs difficultés et leurs forces. Il s’agit également de sensibiliser les responsables institutionnels aux potentiels des MENA qui sont peu qualifiés mais qui ont des compétences pratiques développées au pays et sur le chemin de l’exil.

AtMOsphères

CONSTAT DE DÉPART : « Diminution des demandes de la part des MENA demandeurs d’asile et non demandeurs d’asile ».

En 2013, nous avons assisté à une importante diminution des demandes provenant de MENA. Nos partenaires présents dans les différents groupes de travail constatent également  cette diminution  du nombre de demandes de la part de MENA non demandeurs d’asile et demandeurs d’asile.

Il s’agissait principalement de MENA non demandeurs d’asile déclarant être âgés entre 15 et 17 ans, provenant des pays pour lesquels le statut de réfugié est rarement octroyé (Europe et Maghreb). Il s’agit généralement de garçons car les filles considérées comme plus vulnérables sont prises en charge par Fedasil.

ÉVALUATION

Dans le cadre de nos hypothèses d’intervention pour lutter contre les causes identifiées du phénomène pour renforcer les jeunes comme sujets et acteurs, nous avons continué à soutenir la Plateforme mineurs en exil afin d’interpeller les différents niveaux de pouvoir afin de permettre une meilleure prise en charge de tout jeune se signalant comme étant mineur.

Au niveau individuel, nous continuons à soutenir tous les jeunes faisant appel à notre service quel que soit le statut administratif.Et au niveau communautaire nous continuons également de mener des actions de sensibilisation des jeunes et de l’opinion publique quant aux difficultés rencontrées par les MENA.

Dans la continuité de nos missions de travail, nous avons répondu à un appel à projet du Cabinet du Ministre de l’Aide à la Jeunesse Rachid Madrane pour l’accompagnement socio-éducatif des MENA. Partageant l’inquiétude sur  la situation des MENA et souhaitant apporter une expérience de travailleurs sociaux d’AMO, AtMOsphères, a répondu à l’appel à projet. Pour rappel cet appel à projet a été fait suite à l’interpellation de la Plateforme mineurs en exil et des AMO bruxelloises concernant les possibles arrivées de MENA et de leur prise en charge. Suite à une réponse favorable du ministre nous avons obtenu une subvention en vue de l’accompagnement socio-éducatif des MENA.

Concrètement, ce projet s’articule autour de 4 axes :

Le bureau d’accueil spécialisé, via des permanences sociales organisées le lundi, mercredi et vendredi entre 13h et 17h en nos locaux par un travailleur social spécifiquement désigné pour accueillir les MENA et traiter leurs demandes. En outre, des permanences de travail de  rue  ont été organisées le mardi et jeudi de 11h à 13h et le jeudi soir de 18h à 20h,afin de rencontrer les MENA qui sont en situation « d’errance ». La mise en place de permanences sociales de rue en collaboration avec l’AMO Inser’action  nous ont permis d’aller à la rencontre des MENA en rue et de faire un travail d’accompagnement plus spécifique, en les informant sur leurs droits et les orienter vers des structures d’hébergement, ainsi que vers des associations leur permettant de subvenir à leurs besoins primaires (se nourrir, se vêtir, se laver, …).

Nous avons également reçu quelques MENA dans notre service. Ceux-ci nous ont été envoyés par des tuteurs ou via d’autres partenaires sociaux rencontrés lors des présentations de notre projet d’accompagnement. Certains de ces MENA sont régulièrement suivis dans le cadre de leur mise en autonomie et participent régulièrement à nos activités.

Le partenariat local, avec des services et des associations limitrophes permettant d’offrir un meilleur accompagnement et une diversité dans les pistes de solutions qui sont proposées aux jeunes. Cette collaboration vise à mobiliser les ressources institutionnelles en vue de partenariats actifs de lutte contre l’exclusion sociale des mineurs étrangers non accompagnés.

La prise de contact avec des travailleurs sociaux de Schaerbeek en vue d’une meilleure collaboration et du maintien d’un partenariat local.  La rencontre plus spécifique des travailleurs sociaux de Latitude Nord, les travailleurs de rue de la Commune de Schaerbeek et les éducateurs de rue de la salle 58,  nous a permis d’échanger des informations de terrain et les approches du travail social effectué en rue.

Nous essayons de mener plusieurs projets de sensibilisation avec les écoles qui se situent aux alentours d’AtMosphères concernant entre autres la problématique des MENA. De plus, un élargissement de la loi sur la  tutelle, le 21 novembre 2014, inclut désormais les mineurs européens.  Cette  situation pourrait concerner un nombre important de jeunes fréquentant les écoles aux alentours. Une permanence sociale de rue est organisée pendant les heures de sortie de midi devant les écoles pour plus de visibilité et un maintien du lien avec les jeunes et les professeurs.

Nous avons travaillé en partenariat avec les  AMO Inser’action,  L’Oranger et SOS-Jeunes Quartier Libre, qui ont également reçu une subvention du Cabinet du ministre de l’Aide à la Jeunesse liée au projet d’accompagnement socio-éducatif des MENA. Plusieurs rencontres ont eu lieu entre les quatre AMO du projet MENA, afin d’échanger et de discuter sur les pratiques et constats autour de la situation des MENA. De ces discussions plusieurs réflexions ont surgi. Celles-ci ont été partagées avec la Cellule MENA de la Fédération Wallonie-Bruxelles via un rapport reprenant nos constants de terrains, nos rencontres avec plusieurs associations et institutions qui travaillent avec ce public et des propos recueillis par les MENA. Nous avons rédigé des propositions d’actions dans une concertation régulière, en croisant nos différents axes de travail, d’accompagnement social spécialisé,  de travail social de rue, de « Time out », de soutien scolaire, d’accès à la culture et de collaboration avec des partenaires locaux et du réseau social.

Nous avons également été à la rencontre de différents acteurs spécialisés sur cette thématique afin d’élargir notre perception de la situation, de croiser nos pratiques de terrain et de confronter plusieurs points de vue sur cette thématique. Nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Katja Fournier  de la Plateforme Mineurs en Exil, Ugo Guillet de Mentor-Escale  en tant que formateur de tuteurs, Marie Scheppers coordinatrice de Bruxelles accueil, Simon de Brouwer directeur du Setis Bruxelles, Hans Verept chef de la cellule Médiation Interculturelle au SPF santé publique, maître Cécile Ghymers avocate à la section « MENA » du Bureau d’Aide Juridique du Barreau de Bruxelles. Nous avons également rencontré d’autres acteurs, institutions ou services  concernés par la situation des MENA, tels que : le service des Tutelles, le Seso, Caritas International, Minor-Ndako, les centres d’accueil de Neder-Over-Hembeek, de Woluwé Saint-Pierre, du Petit Château, la Plateforme Citoyenne, Médecins du Monde, les Cuistots Solidaires, Vluchtelingen Werk, Serve the City, Unless, la STIB, la Croix-Rouge de Jette et d’Uccle, les travailleurs de rue (de Jette, Ixelles, Molenbeek, Saint-Josse et  Schaerbeek), le service de santé mentale Ulysse, le Délégué général aux droits de l’enfant (DGDE).

La rencontre de rencontre de ces partenaires, ont permis, d’être référencés pour les problématiques ayant attrait aux Mena. Nous avons reçu des divers appels liés à des questions de scolarité, de suivi pour des démarches sociales, administratives etc…

Le soutien scolaire, par le biais de notre école de devoirs pour des jeunes de 8 à 15 ans. Mais également pour les jeunes qui ont plus de 16 ans au travers d’un soutien scolaire ponctuel lors en fonction des difficultés rencontrés. Nous mettons également à leur disposition le matériel didactique nécessaire en vue de la réalisation de recherches ou de travaux scolaires.

Les activités socioculturelles, proposées aux MENA en fonction des souhaits et des besoins des jeunes et de l’offre culturelle. Au travers de celles-ci, les jeunes peuvent parfaire leur maîtrise de la langue française par le contact avec leurs pairs et/ou d’autres médias que ceux auxquels ils ont normalement accès. Nous avons eu plusieurs MENA qui ont pu participer aux activités proposés lors des congés scolaires ou tout au long de l’année, le mercredi après-midi. Un groupe de MENA issus du centre de la Croix-Rouge d’Uccle a pris part à une semaine d’activités que nous avons organisés lors des vacances scolaires. Cela a été l’occasion de sensibiliser également les jeunes qui fréquentent régulièrement nos services à cette question.

Et d’autre part cela a été une expérience enrichissante pour ces MENA qui ont pu avoir accès à la culture et découvrir certains lieux de Belgique.

Le rôle des travailleurs sociaux est d’apporter une information juste en ce qui concerne les différentes problématiques que peuvent rencontrer un MENA et de l’orienter au mieux vers les services adéquats en fonction de ses besoins et de sa demande. L’approche de terrain nous permettent d’avoir une analyse plus ancrée sur les réalités aux quels ils sont confrontés afin de les soutenir au mieux dans leur situation de vulnérabilité.

Terrain d’action 3 : l’insertion des 18-25 ans

Rappel des constats:

L’un des constats formulés dans le diagnostic social passé (2013) était que nous faisions face à des demandes de jeunes âgés de 18 à 25 ans, lors de nos permanences et ce dans les 3 services AMO schaerbeekois.

Ces demandes avaient été estimées en nombre non-négligeable, ce qui avait amené nos services à relever les problématiques soulevées par cette tranche de la population « jeune ».

Les jeunes 18-25 ans qui franchissent la porte de nos AMO sont :

  • soit des jeunes toujours scolarisés, toujours en secondaires, avec des problématiques d’orientation professionnelle ;
  • Soit des jeunes ayant fréquenté le service avant leur 18 ans avec des problématiques personnelles lourdes, jeunes mamans, …très souvent déboutés des services d’insertion ;
  • Soit des M.E.N.A. ayant atteint la majorité et donc sans tuteur, sans papiers, sans identité reconnue.

Aujourd’hui, malgré un travail de réorientation vers les services compétents, ces jeunes reviennent toujours vers nos services, ne trouvant pas réponse à leurs besoins dans les services pour adultes, souvent beaucoup plus formels que nos ASBL, où l’on peut obtenir une réponse personnalisée à ses questions.

Hypothèses d’intervention :

Nos hypothèses d’intervention et suggestions d’actions à mener pour réduire la fracture vécue par ses jeunes en 2013 étaient :

  • Des mesures devraient être prises au niveau politique pour que soient reconnus les besoins spécifiques de cette tranche d’âge ;
  • L’organisation d’une meilleur coordination entre les services s’adressant aux jeunes et ceux s’adressant aux adultes ;
  • Accorder une vigilance particulière au public des MENA et des « post-MENA », public particulièrement fragile de par ses liens avec les questions de l’exil.

Pour tenter d’apporter une réponse partielle aux problèmes rencontrés par les 18-25 ans, nos services proposaient :

  • Des partenariats avec les services d’aide aux adultes, centres de formation, d’orientation, mission locale, Actiris, maisons de jeunes et Infor jeunes;
  • La poursuite de l’aide à ces jeunes en nos services par rapport aux problématiques « jeunes » ;
  • Sensibiliser les écoles à un travail sur le passage à la majorité.

Aujourd’hui, nous réaffirmons les constats ainsi que les hypothèses de travail soulevés en 2014. La situation des jeunes de 18 à 25 ans a changépeu ou prou, en 3 ans.

En effet, plusieurs actions ont été menées depuis au sein de nos services, mais avec des résultats mitigés, les passerelles entre les différents secteurs sociaux concernés et les moyens financiers mis à disposition pour alimenter ces synergies sont trop peu importants.

Dans les faits les actions menées ont été :

  • Des animations auprès des classes de rhétorique en vue de les préparer au passage à l’enseignement supérieur ou au monde de la recherche d’emploi. Ces animations sont menées par AtMosphères en partenariat avec le service Infor-Jeunes de Schaerbeek.

Ces séances d’information rencontrent un certain succès, mais sont hélas limitées car uniquement organisées sur demande des écoles encore peu demandeuses ;

  • La poursuite du soutien accordé aux jeunes qui franchissent la porte de nos services en tentant de les orienter et de les accompagner petit-à-petit vers les services traitant des questions « adultes » qu’ils viennent nous soumettre, dans les 3 services AMO.
  • Grâce à un financement et au partenariat du contrat de quartier Coteaux-Josaphat à Schaerbeek, AMOS a ouvert une permanence emploi où les jeunes demandeurs d’emploi pouvaient rencontrer un permanent qui identifiait avec eux leurs compétences acquises en tout domaine afin de les mettre en valeur dans leur CV. Parallèle à cette permanence, un atelier baptisé Labo compétences a été organisé avec le soutien d’un service d’éducation permanente afin de réfléchir sur la manière d’identifier les compétences des jeunes et d’utiliser ce concept dans le cadre du travail social.
  • Grâce aux moyens du contrat de quartier et ensuite du FSE, AMOS a pu intégrer le réseau Solidarcité et créer une antenne à Schaerbeek. Parmi les jeunes qui participent au projet, figurent bon nombre de 18-25 ans.
  • Depuis août 2016, AtMosphères a ouvert une permanence MENA en son sein afin de répondre aux besoins de ces jeunes en situation particulière et AMOS a entamé en janvier 2016 un projet communautaire financé par le FSE pour soutenir la scolarité et l’insertion des MENA (Cfr MENA).

Comme précisé plus avant, il n’y a guère de changement dans les constats formulés sur les 18-25 ans en 2013. Le changement le plus notable est celui du projet de modification du décret AMO, pour augmenter l’âge maximal d’encadrement qui passerait de 18 ans à 22 ans ; mesure qui légitimerait le travail déjà en cours depuis des années, mais qui apporte une réponse trop partielle aux besoins de ces jeunes si des changements ne sont pas opérés pour favoriser les synergies entre les différents types de services auxquels ce public est confronté et soutenir le développement de projets d’accompagnement individuel et collectif spécifiques à ce public.

La plateforme emploi jeunes du contrat de quartier Coteaux Josaphat

De 2013 à 2015 nous avons constitué une plateforme emploi. Les actions de cette plateforme Emploi Jeunes du contrat de quartier Coteaux Josaphat se sont terminées fin décembre 2015. En 2016, AMOS a poursuivi son action, Solidarcité 1030, grâce à un projet FSE AJ/Enseignement.

La plateforme a d’abord exploré les attentes et les demandes des jeunes du quartier concerné, par rapport à l’emploi (58% de jeunes chômeurs de moins de 25 ans dans le quartier). Nous avons mené des actions prétextes afin de réunir certains jeunes et de les interroger.

Nous avons remarqué que ces jeunes avaient avant tout besoin de confiance pour se mobiliser, confiance dans les adultes et dans l’avenir qui se dessine devant eux. Nous avons remarqué également qu’il était nécessaire de renforcer les relations entre professionnels d’institutions différentes pour favoriser l’insertion et que pour ce faire nous avions besoin d’un outil commun : un passeport axé sur l’identification des compétences acquises.

En effet, dès le départ le problème posé était pour la Mission locale, la difficulté d’entrer en contact avec les jeunes les plus éloignés de l’emploi alors que l’AMO était submergé de demandes de la part de ces jeunes. En réalité, nous pouvions constater les résultats de la politique d’exclusion enclenchée par Actiris sur les publics fragilisés[1]. Nombre de jeunes signalaient leur intention de ne pas même réclamer l’aide sociale et entraient dans ce que le chercheur Bernard Van Asbrouck, que nous avons rencontré avec la plateforme emploi, appelle la « sherwoodisation » des publics exclus, c’est-à-dire les stratégies de débrouille développées hors des circuits officiels de l’insertion.

Après un temps de consultation et de mobilisation, nous avons initié de nombreuses actions « hors cadre » d’accompagnement des jeunes et des jeunes adultes de ce quartier.

  • Permanence conjointe(Mission locale, AMOS, Action Josaphat) tous les mercredis de 16 à 18h dans une salle communautaire (entrée du parc Rasquinet).
  • Projet Solidarcité 1030 : volontariat des jeunes en recherche d’orientation
  • Module 1030 à la mission locale
  • Accompagnement individualisé des jeunes et jeunes adultes dans l’AMO et à Action Josaphat : information sur les droits, participation à la bourse à l’emploi, recherche de jobs, stages.

Evaluation participative et prospective[2]

Lors de notre évaluation en plateforme, nous avons identifié  plusieurs facteurs critiques de succès pour notre partenariat original:

  • Un réseau local de soutien axé sur le parrainage et la proposition d’activités concrètes aux jeunes désœuvrés ;
  • Un réseau relais de mobilisation qui prépare la mise à l’emploi ou l’accès à des formations qualifiantes;
  • Un réseau qui vise la prise de conscience, la mise en œuvre et l’identification avec les encadrants, des compétences sociales des jeunes (pré requises lors de toute embauche), grâce à la création d’un passeport de compétences.

En effet, ce dont manquent le plus cruellement les jeunes désœuvrés de ce quartier (et d’autres à Bruxelles), c’est de réseaux capables de supporter leur recherche d’emploi.

Nous sommes persuadés que la dynamique de collaboration, entre parents citoyens, associations de jeunes et institutions d’insertion, que nous avons initiée au cours de ces actions peut perdurer et se développer. Nous avons notamment organisé un Labo participatif « Les jeunes ont des compétences » avec  l’asbl Le Grain[3]. Nous avons proposé à la commune de soutenir l’essaimage de la dynamique que nous étions en train d’instituer et en faire un véritable challenge à l’échelle de Schaerbeek.

Le 13 novembre 2015 fut un jour mémorable pas seulement en France mais aussi en Belgique. La chasse à l’homme engagée après le carnage parisien a complètement modifié l’ambiance bruxelloise. Plusieurs fois des rencontres prévues pour diffuser notre travail et interpeller le bourgmestre et l’échevin de l’emploi à Schaerbeek furent reportées. Désormais la question de la sécurité était revenue au premier plan.

En cette fin d’automne 2015, il fallut aller chercher les signatures de responsables scolaires dans des écoles fermées, encloses, sous surveillance policière, pour pouvoir pérenniser,via un projet FSE aide à la jeunesse/enseignement, le projet « Solidarcité 1030 » initié dans le cadre du contrat de quartier qui se terminait. Toujours l’impression d’arracher de haute lutte le droit de travailler avec ces jeunes, de leur proposer les actions de qualité susceptibles de modifier le « destin » qui leur colle à la peau. Immense fatigue.

Le travail mené en plateforme élargie avec plusieurs associations et AMO bruxellois, sur l’usage de la pédagogie des compétences au service des jeunes « hors pistes », complété de l’axe expérientiel réalisé en 2016, sera finalement diffusé lors d’un colloque final le 24.11.2017. Les jeunes des quartiers bruxellois n’ont sans doute jamais été autant stigmatisés. Il est temps d’inverser les discours.

Terrain d’action 4 : le soutien à la parentalité.

Constat :

La vie est difficile dans les familles mono parentales, décomposées et déconsidérées. Les ados ont-ils encore une place dans la famille ? Constats d’exclusion, de rupture, ados abandonnés…

AMOS AMO

En 2016, le ministère de l’aide à la jeunesse a permis l’engagement par AMOS d’un jeune sous convention premier emploi, afin de soutenir l’initiative d’un réseau local de parents du quartier Coteaux Josaphat, ATE (Association Tous Ensemble), en réaction à la désaffiliation sociale de beaucoup de leurs enfants, exclus de l’école ou des circuits d’insertion.

Grâce à cette association AMOS a pu bénéficier de l’apport d’un groupe de parents relais concernant la réflexion à propos des liens entre les écoles et le public du quartier.

Cette approche vise à rendre leur place aux parents dans le dialogue avec l’école au bénéfice de leurs enfants. En effet, nous constatons que les parents se sentent déconsidérés par les institutions d’enseignement et dès lors ont de grandes difficultés à assurer leur rôle éducatif.

L’institution scolaire leur apparaît tantôt comme un château de cartes et tantôt comme un château fort.

Beaucoup d’adolescents se trouvent ainsi perdus entre les mondes leurs parents, de la rue et l’école. Ils finissent par être rejetés de partout et zonent dans un parc voisin où ils consomment les drogues vendues dans le quartier. L’association ATE organise avec le soutien d’AMOS des activités au bénéfice de ces jeunes et d’autres familles du quartier qui souhaitent prévenir le décrochage socio-scolaire de leurs enfants.

AMOS propose des réunions mensuelles à ce groupe de parents relais et participe à l’organisation des activités qu’ils mènent. Les parents relais s’affirment comme une nouvelle génération de parents issus de l’immigration mais nés en Belgique et au courant de ses droits.

Ce modèle de travail interinstitutionnel, partenarial, permet à l’AMO de proposer un accompagnement d’égal à égal adapté à l’évolution du public du quartier et de croiser les efforts des éducateurs avec ceux des parents au bénéfice des enfants. AMOS poursuit cette approche en 2017 notamment par son soutien à un comité d’habitants pour l’animation d’un jardin collectif dans le quartier.

[1] Opinions RTBF, Catherine Moureaux, « La Sherwoodisation à Bruxelles il faut agir »,27 avril 2015 //www.rtbf.be/info/opinions/detail

[2]Lire rapport en annexe1  «  Evaluation participative et prospective de la plateforme emploi jeunes de Schaerbeek »,  réalisée dans le cadre du Contrat de Quartier Coteaux Josaphat

[3]Lire en annexe2  le rapport complet du Labocompétences réalisé dans le cadre de la prévention générale du CAAJ par l’ASBL Le Grain